14 avril 2009
Une Saison en enfer

Je n'y suis déjà plus...
J'en suis sortie... indemne
26 juin 2008
Premier silence
Le
passé se mêle au présent et la symbolique et la
chimère se figent dans la réalité. Tout n'est
que déraison dans les abîmes de la conscience et les
incohérences voguent toujours dans la tourmente.
Je
ne sais plus écrire...
J'ai
écrit pourtant...
Il
y a longtemps...
C'était
avant.
Je me
lève et je regarde. Je me tais et j'observe. Je ne dis rien
mais je fixe les mots qui se sont tus.
Je ne
les écrirai ni à toi, pas à toi, pas à pas, un peu à toi. Mon silence déborde et fait tâche.
Les mots éteints s'enchevêtrent douloureusement dans le
fibre profonde de l'être et ne s'extirpent qu'à force de
cris. Mon coeur ne pourra m'absoudre des mots que ma bouche n'a pas
entrepris de prononcer.
Je vis
dans les vestiges de mon monde qui s'est disloqué à la
veille de ma renaissance. Des ruines et des douleurs. Je souris
devant l'expression de désarroi qui envahit encore mon visage
alors que déjà mon regard s'illumine des premiers
rayons, à l'aurore de ma propre naissance...
Je
dévisse le bouchon du stylo...
Le
mot envahit ma ligne de vision...
Une
ombre derrière lui...
Un
mot résonne et fait écho...
La
plume s'envole...
C'est
parti...
...
12 septembre 2007
« Cachez ce sein... »
Mes mots indécents... cachés...
Mes mots impudents... cachés...
Mes mots tout simplement... cachés...
Monsieur Tartuffe, vous singez à merveille la personne blessée par l'attentat de mon indécence. Convenance et bienséance... deux mots trop délicats dans votre bouche qui ne sait pas saluer.
Monsieur Tartuffe, vous voulez me faire
la peau... Une armée de fourmis tueuses pour lutter contre une
« amante meurtrière », j'ai ri, je
crois, vous croyant tombé malade, mais hélas, vous
n'êtes imaginaire.
Vous me faites porter le chapeau. Je
l'accepte et je le porte même sans protester. Je l'exhibe attisant ainsi votre désir de vengeance et celui de me faire
taire. Pourtant, me réduire au silence ne ferait que vous
déplaire. Que faire?
Je vous salue bien bas Monsieur Tartuffe et prends congé. Je n'ai que faire de vos états d'âme, je le confesse. Je ne vous laisse que ce sein qui cache un coeur que vous n'avez su voir.
Adieu Monsieur Tartuffe... sur votre conseil, je pars ailleurs, essaimer mes mots sur d'autres rivages... avec ceux que j'aime.
04 septembre 2007
Umbra dolorosa...
ora pro nobis
Poulenc
Requiem pour quelques mots écrits à fleur de peau, tus au coeur des maux.
Tant de mots qui sont restés sans vie dans le parapet, et qui ne se sont pas relevés, d'autres écorchés vifs, dégoulinants de sang et de colère étouffée...tant de mots fleurissent les tombes de mes échecs inavoués.
Ce sont eux que je cherche aujourd'hui, mes mots invalides, handicapés, ceux que je ne sais écrire sans les défigurer, ceux que je n'ose regarder en face sans me sentir mal à l'aise.. mes mots estropiés, scarifiés, mutilés par mes silences... ceux que je dévisage en baissant les yeux de peur qu'ils ne pénètrent mon regard. Ils sont nombreux encore dans mes mains, tous ces mots mourants ne cessant de vivre, que je traîne comme autant de reliques au fond du coeur, trop sacrées pour être touchées, mais trop pourries pour être soulevées.
Les mots écrits ici donneront toujours l'impression du dérisoire...
Il n'y aura jamais de
ligne fulgurante pour exprimer ce que les mots ont tu. C'est un
combat entre les mots et leurs silences.
Le silence des mots...
pour exprimer le vide, le mort, l'amour, le puissant, le pénétrant.
Nos mots ne savent écrire que ce qui nous aveugle à force d'être énorme. Ils s'arrêtent
sur l'aiguille sans remarquer le foin qui me brûle, ils
débordent sans distinguer la goutte qui contient le vase.
Ils écrivent ce
qui nous crève les yeux, incapable de faire sortir ce qui nous
crève le coeur.
Souffrance
Ce mot si simple à
écrire... si dur à exprimer
Combien faudra-t-il de
lettres, combien faudra-t-il de lignes pour extirper le mal qui
baigne au coeur de mes mots? Les mots, seules armes pour ce combat,
seules défenses aussi... un combat de titan mené avec
une armée de fourmis.
Des mots qui n'avancent à
rien... ou si peu... chaque millimètre contre une souffrance
gagné à l'arrachée.
Mes mots... éblouissants,
sensuels, mystérieux, attirants... ces mots tournés
vers la lumière ne cachent que l'ombre qu'ils renferment. Mes mots... des leurres... trompes-l'oeil...
Les mots... les mots si
puissants qu'ils nous laissent sans voix devant l'indicible, l'oubli
caché (le caché oublié?), les oubliettes de nos
maux disparus, enfouis de n'avoir pu se les révéler.
L'unité de mon
être... comme le plus beau mensonge jamais révélé...
je ne serai jamais que moi cherchant à m'extraire de moi...
que moi cherchant successivement à faire vivre la petite fille
qui vit encore en moi pour mieux la sacrifier ensuite... que moi
cherchant à me prouver que j'ai tort... que moi dissimulant
tour à tour le meilleur et le pire dans un délicat
subterfuge de mots trompeurs... que moi m'aveuglant de moi... que moi
qui ne supporte plus mon nombril... que moi jouant de mes lumières
pour camoufler mes ténèbres... que moi, angéliquement
démoniaque, divinement humaine... que moi, bouffée par
mes contradictions et paradoxes... que moi, entière et
brisée... que moi et mes morceaux que je ne veux recoller.
Combien de mois d'introspection macabre seront nécessaires à la naissance d'un moi nouveau qui ne soit pas le résidu de tous ces mois?
03 août 2007
Post card
Retour sur ma terre de sable et de
poussière... évoquer les lieux, les places, la douceur
du souffle du vent, les sommets, les coups sans foudre, les orages
qui éclatent... passer en revue les points de vue magiques et
les instants tragiques, les gouffres, l'ombre démesurée
de la montagne sur la vallée.
L'horizon... inaccessible...
Souvenirs de vacances, dites-vous?
Non, j'ai suffisamment de compassion
pour vous épargner les cartes postales.
24 juin 2007
Rythme de croisière
Jusqu'en septembre, ce sera comme ça:
10 mai 2007
Yekrik Yekrak... il y a un an
Il y a un an... j'écrivais ce
Yekrik Yekrak... des mots qui n'ont pas de sens ici... mais tellement
là-bas. Assénés comme des coups de fouet, les
mots brisent facilement les liens qu'ils créent.
Mes mots d'ébène, d'encre
noire sur pages blanches asservissantes, sont libres de marronner...
je n'en fais pas la traite et je n'en suis pas maître. Mes
mots se sont enfuis... je n'ai pas de chaines à mes
poignets... je n'ai pas pu les retenir... Ils ont besoin de se sentir
libres pour revenir.
Nous partirons de la place
Schoelcher. Dans ce cortège, je suis blanche et je suis seule.
Yekrik Yekrak
Nous rejoignons la Pointe
des Nègres. Retraite aux flambeaux au rythme des tambours.
Yekrik Yekrak
Des centaines d'êtres
plus morts que vifs étaient débarqués là.
Ce n'étaient pas des hommes.
Yekrik Yekrak
Les voix se lèvent.
Un murmure qui me pénètre. 150 ans. Victor. Seulement
150 ans.
Yekrik Yekrak
Rythme lancinant –
musique hypnotique et profonde.
Les sons traversent ma
peau pour s'enfoncer dans mon corps
Yekrik Yekrak
L'instant présent
se fige. L'esprit se vide. Les questions se perdent.
Yekrik Yekrak
Roi du Bénin, tes
musiciens me transforment aux rythmes du Dahomey
Yekrik Yekrak
Vaudou envoûtant; tu
m'ensorcelles. Mon coeur bat en palpitations utérines.
Yekrik Yekrak
Roi du Bénin,
protégé des mauvais esprits, tu viens me saluer, car je
suis blanche.
Yekrik Yekrak
Si c'est l'espoir qui te
fait sourire, regarde mieux, car il est maigre car il est seul
Yekrik Yekrak
Spectacle offerts aux
hommes et à l'humanité. Je suis blanche et je suis
seule.
Yekrik Yekrak
Des chaînes brisées,
restent les traces à vos blancs poignets de culpabilité.
Yekrik Yekrak
Oh Césaire, père
adopté, il reste tant de misères à brasser.
Yekrik Yekrak
Je suis blanche, je suis
seule, je me sens sale.
Yekrik Yekrak
Je craque
28 février 2007
Rupture de ban - votons
Il
faut un blog nouveau qui réponde à vos exigences et
attentes, car sachez-le, vous êtes de plus en plus nombreux et
assidus à lire ce blog. Hier, zéro, aujourd'hui
peut-être un... demain qui sait?
Alors
je serais royale en créant le pacte blogentiel encourageant
ainsi la blogocratie participative, où toi, oui, toi lecteur, tu
pourras faire entendre ta voix.
Ton
opinion compte, ami lecteur... il est vital que tu puisses faire
connaître tes souhaits.
Alors
je noterai avec soin toutes tes doléances dans mon petit
cahier, et j'écouterai seulement celles que je veux entendre.
Aujourd'hui,
tu as le pouvoir de choisir la bannière qui s'affichera chaque
fois que tu cliqueras sur Anna Dyomène... demain, il sera
peut-être trop tard.
Voter... c'est... vachement important....
Éligibles
aux bannièrentielles 2007:
A.
Les pavots d'Anna
Je ne
fume plus... mais pour le principe, j'aurais presque envie de
reprendre. Un monde sans fumée... c'est un monde sans feu...
il n'y aura bientôt plus que la télé pour nous
animer.
Je ne
bois pas... ou si peu... et quand je le fais... c'est la Bérézina
... d'où le vieil adage: « Anna qui boit, c'est la
cata »
Les
pavots d'Anna... ou la pensée quand rien de solide ne se cache
derrière...
Peut-être
quelques graines semées sur des pavés...
B.
Intouchable
Ni ma
peau, ni mes potes
Plus tu
t'approches et plus je m'échappe...
Toujours
prête à en découdre, c'est quand on croit tenir
un fil, qu'on perd l'aiguille
C.
La vague
Chasse
Pêche et Tradition... La vague d'Hydro fait de la résistance.
Toujours
elle se creuse... elle divague et s'évade dans le vide de sa
vague
D.
Le livre
Le
livre amer d'un coeur ouvert au corps fermé?
Le
livre ouvert d'un corps fermé au coeur amer?
Le
livre fermé d'un corps amer au coeur ouvert?
E.
Provoc
Des
jeux de mots, de plumes, de tentations et provocations
Chatouiller
vos pensées de ma cervelle d'oiseau aux griffes sensuelles
F.
Bancale
Anna
Dyomene sortie de l'eau se sèche avant de replonger
G. Bête
Une
petite bête qui monte qui monte... qui grimpe...
Petite
pensée bestiale qui trotte qui trotte...
il ne
s'arrête... l'animal.
27 février 2007
Débloguez-moi... je débloque
Un
petit cochon
Pendu
au plafond,
Tirez-lui
la queue,
Il
pondra des œufs
Tirez-lui
plus fort
Il
pondra de l'or.
Alors
je fouille dans les recoins de ma singerie... voir si je peux encore
trouver quelques cochonneries... Fatiguée des vieilles
histoires anadyomènes, hydrauliques, hydrogénées,
et blanchies à la chaux vive, je tourne la page et je prends
le chemin d'entrées... bêtes... si bêtes... qui
n'auront ni queue ni tête... mais bêtes ... tellement.
Sur la
croupe de mes pensées; je savourerais quelques bouchées
de nudité... des mots saints, des mots doux... des mots plus
gras... des brouillards éclairés de mon opacité,
aux premières lueurs de mon obscurité...
Le ton est donné.
Oui, tu
vas te perdre... mais il n'y a rien à trouver.




















