Anna Dyomène

Larguer les amarres A marée basse Amarrée... lasse Marre de l'eau lisse Amarylis Amarrée lasse à mari lisse, j'ai largué le mari et je me délasse à marée basse

14 avril 2009

Une Saison en enfer

une_saison_en_enfer

Je n'y suis déjà plus...
J'en suis sortie... indemne

Posté par Anna Dyomene à 22:56 - A - Le blog et moi et moi - Permalien [#]


26 juin 2008

Premier silence

ecrire

Le passé se mêle au présent et la symbolique et la chimère se figent dans la réalité. Tout n'est que déraison dans les abîmes de la conscience et les incohérences voguent toujours dans la tourmente.

Je ne sais plus écrire...
J'ai écrit pourtant...
Il y a longtemps...
C'était avant.

Je me lève et je regarde. Je me tais et j'observe. Je ne dis rien mais je fixe les mots qui se sont tus.
Je ne les écrirai ni à toi, pas à toi, pas à pas, un peu à toi. Mon silence déborde et fait tâche. Les mots éteints s'enchevêtrent douloureusement dans le fibre profonde de l'être et ne s'extirpent qu'à force de cris. Mon coeur ne pourra m'absoudre des mots que ma bouche n'a pas entrepris de prononcer.

 

Je vis dans les vestiges de mon monde qui s'est disloqué à la veille de ma renaissance. Des ruines et des douleurs. Je souris devant l'expression de désarroi qui envahit encore mon visage alors que déjà mon regard s'illumine des premiers rayons, à l'aurore de ma propre naissance...

Je dévisse le bouchon du stylo...
Le mot envahit ma ligne de vision...
Une ombre derrière lui...
Un mot résonne et fait écho...
La plume s'envole...
C'est parti...

...

Posté par Anna Dyomene à 23:21 - A - Le blog et moi et moi - Permalien [#]

12 septembre 2007

« Cachez ce sein... »

chapeau



Mes mots indécents...  cachés...

 

Mes mots impudents...  cachés...

 

Mes mots tout simplement...   cachés...



 

Monsieur Tartuffe, vous singez à merveille la personne blessée par l'attentat de mon indécence. Convenance et  bienséance... deux mots trop délicats dans votre bouche qui ne sait pas saluer.

Monsieur Tartuffe, vous voulez me faire la peau... Une armée de fourmis tueuses pour lutter contre une « amante meurtrière », j'ai ri, je crois, vous croyant tombé malade, mais hélas, vous n'êtes  imaginaire.

Vous me faites porter le chapeau. Je l'accepte et je le porte même sans protester. Je l'exhibe attisant ainsi votre désir de vengeance et celui de me faire taire. Pourtant, me réduire au silence ne ferait que vous déplaire. Que faire?

Je vous salue bien bas Monsieur Tartuffe et prends congé. Je n'ai que faire de vos états d'âme, je le confesse. Je ne vous laisse que ce sein qui cache un coeur que vous n'avez su voir.

Adieu Monsieur Tartuffe... sur votre conseil, je pars ailleurs, essaimer mes mots sur d'autres rivages... avec ceux que j'aime.

est_ce_aimer

Posté par Anna Dyomene à 18:01 - A - Le blog et moi et moi - Permalien [#]

04 septembre 2007

Umbra dolorosa...

ora pro nobis
Poulenc

Requiem pour quelques mots écrits à fleur de peau, tus au coeur des maux.

mots_interdits

Tant de mots qui sont restés sans vie dans le parapet, et qui ne se sont pas relevés, d'autres écorchés vifs, dégoulinants de sang et de colère étouffée...tant de mots fleurissent les tombes de mes échecs inavoués.

Ce sont eux que je cherche aujourd'hui, mes mots invalides, handicapés, ceux que je ne sais écrire sans les défigurer, ceux que je n'ose regarder en face sans me sentir mal à l'aise.. mes mots estropiés, scarifiés, mutilés par mes silences... ceux que je dévisage en baissant les yeux de peur qu'ils ne pénètrent mon regard. Ils sont nombreux encore dans mes mains, tous ces mots mourants ne cessant de vivre, que je traîne comme autant de reliques au fond du coeur, trop sacrées pour être touchées, mais trop pourries pour être soulevées.

mots_effleur_s

Les mots écrits ici donneront toujours l'impression du dérisoire...

Il n'y aura jamais de ligne fulgurante pour exprimer ce que les mots ont tu. C'est un combat entre les mots et leurs silences.
Le silence des mots... pour exprimer le vide, le mort, l'amour, le puissant, le pénétrant. Nos mots ne savent écrire que ce qui nous aveugle à force d'être énorme. Ils s'arrêtent sur l'aiguille sans remarquer le foin qui me brûle, ils débordent sans distinguer la goutte qui contient le vase.
Ils écrivent ce qui nous crève les yeux, incapable de faire sortir ce qui nous crève le coeur.

Souffrance
Ce mot si simple à écrire... si dur à exprimer

mots_effleur_s

Combien faudra-t-il de lettres, combien faudra-t-il de lignes pour extirper le mal qui baigne au coeur de mes mots? Les mots, seules armes pour ce combat, seules défenses aussi... un combat de titan mené avec une armée de fourmis.
Des mots qui n'avancent à rien... ou si peu... chaque millimètre contre une souffrance gagné à l'arrachée.

Mes mots... éblouissants, sensuels, mystérieux, attirants... ces mots tournés vers la lumière ne cachent que l'ombre qu'ils renferment. Mes mots... des leurres... trompes-l'oeil...
Les mots... les mots si puissants qu'ils nous laissent sans voix devant l'indicible, l'oubli caché (le caché oublié?), les oubliettes de nos maux disparus, enfouis de n'avoir pu se les révéler.

mots_effleur_s

L'unité de mon être... comme le plus beau mensonge jamais révélé... je ne serai jamais que moi cherchant à m'extraire de moi... que moi cherchant successivement à faire vivre la petite fille qui vit encore en moi pour mieux la sacrifier ensuite... que moi cherchant à me prouver que j'ai tort... que moi dissimulant tour à tour le meilleur et le pire dans un délicat subterfuge de mots trompeurs... que moi m'aveuglant de moi... que moi qui ne supporte plus mon nombril... que moi jouant de mes lumières pour camoufler mes ténèbres... que moi, angéliquement démoniaque, divinement humaine... que moi, bouffée par mes contradictions et paradoxes... que moi, entière et brisée... que moi et mes morceaux que je ne veux recoller.

Combien de mois d'introspection macabre seront nécessaires à la naissance d'un moi nouveau qui ne soit pas le résidu de tous ces mois?

mots_terrass_s

Posté par Anna Dyomene à 15:55 - A - Le blog et moi et moi - Permalien [#]

03 août 2007

Post card

post_card

Retour sur ma terre de sable et de poussière... évoquer les lieux, les places, la douceur du souffle du vent, les sommets, les coups sans foudre, les orages qui éclatent... passer en revue les points de vue magiques et les instants tragiques, les gouffres, l'ombre démesurée de la montagne sur la vallée.
L'horizon... inaccessible...

Souvenirs de vacances, dites-vous?
Non, j'ai suffisamment de compassion pour vous épargner les cartes postales.

postale

Posté par Anna Dyomene à 00:03 - A - Le blog et moi et moi - Permalien [#]

24 juin 2007

Rythme de croisière

Jusqu'en septembre, ce sera comme ça:

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Posté par Anna Dyomene à 18:01 - A - Le blog et moi et moi - Permalien [#]

10 mai 2007

Yekrik Yekrak... il y a un an

 

Il y a un an... j'écrivais ce Yekrik Yekrak... des mots qui n'ont pas de sens ici... mais tellement là-bas. Assénés comme des coups de fouet, les mots brisent facilement les liens qu'ils créent.
Mes mots d'ébène, d'encre noire sur pages blanches asservissantes, sont libres de marronner... je n'en fais pas la traite et je n'en suis pas maître.  Mes mots se sont enfuis... je n'ai pas de chaines à mes poignets... je n'ai pas pu les retenir... Ils ont besoin de se sentir libres pour revenir.

vaudou

Nous partirons de la place Schoelcher. Dans ce cortège, je suis blanche et je suis seule.
Yekrik Yekrak
Nous rejoignons la Pointe des Nègres. Retraite aux flambeaux au rythme des tambours.
Yekrik Yekrak
Des centaines d'êtres plus morts que vifs étaient débarqués là. Ce n'étaient pas des hommes.
Yekrik Yekrak
Les voix se lèvent. Un murmure qui me pénètre. 150 ans. Victor. Seulement 150 ans.
Yekrik Yekrak
Rythme lancinant – musique hypnotique et profonde.
Les sons traversent ma peau pour s'enfoncer dans mon corps
Yekrik Yekrak
L'instant présent se fige. L'esprit se vide. Les questions se perdent.
Yekrik Yekrak
Roi du Bénin, tes musiciens me transforment aux rythmes du Dahomey
Yekrik Yekrak
Vaudou envoûtant; tu m'ensorcelles. Mon coeur bat en palpitations utérines.
Yekrik Yekrak
Roi du Bénin, protégé des mauvais esprits, tu viens me saluer, car je suis blanche.
Yekrik Yekrak
Si c'est l'espoir qui te fait sourire, regarde mieux, car il est maigre car il est seul
Yekrik Yekrak
Spectacle offerts aux hommes et à l'humanité. Je suis blanche et je suis seule.
Yekrik Yekrak
Des chaînes brisées, restent les traces à vos blancs poignets de culpabilité.
Yekrik Yekrak
Oh Césaire, père adopté, il reste tant de misères à brasser.
Yekrik Yekrak
Je suis blanche, je suis seule, je me sens sale.
Yekrik Yekrak
Je craque

Posté par Anna Dyomene à 21:02 - A - Le blog et moi et moi - Permalien [#]

28 février 2007

Rupture de ban - votons

Il faut un blog nouveau qui réponde à vos exigences et attentes, car sachez-le, vous êtes de plus en plus nombreux et assidus à lire ce blog. Hier, zéro, aujourd'hui peut-être un... demain qui sait?
Alors je serais royale en créant le pacte blogentiel encourageant ainsi la blogocratie participative, où toi, oui, toi lecteur, tu pourras faire entendre ta voix.
Ton opinion compte, ami lecteur... il est vital que tu puisses faire connaître tes souhaits.
Alors je noterai avec soin toutes tes doléances dans mon petit cahier, et j'écouterai seulement celles que je veux entendre.
Aujourd'hui, tu as le pouvoir de choisir la bannière qui s'affichera chaque fois que tu cliqueras sur Anna Dyomène... demain, il sera peut-être trop tard.

Voter... c'est... vachement important....

Éligibles aux bannièrentielles 2007:

A. Les pavots d'Anna
Je ne fume plus... mais pour le principe, j'aurais presque envie de reprendre. Un monde sans fumée... c'est un monde sans feu... il n'y aura bientôt plus que la télé pour nous animer.
Je ne bois pas... ou si peu... et quand je le fais... c'est la Bérézina ... d'où le vieil adage: « Anna qui boit, c'est la cata »
Les pavots d'Anna... ou la pensée quand rien de solide ne se cache derrière...

Peut-être quelques graines semées sur des pavés...

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B. Intouchable
Ni ma peau, ni mes potes
Plus tu t'approches et plus je m'échappe...
Toujours prête à en découdre, c'est quand on croit tenir un fil, qu'on perd l'aiguille

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C. La vague
Chasse Pêche et Tradition... La vague d'Hydro fait de la résistance.
Toujours elle se creuse... elle divague et s'évade dans le vide de sa vague

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D. Le livre
Le livre amer d'un coeur ouvert au corps fermé?
Le livre ouvert d'un corps fermé au coeur amer?
Le livre fermé d'un corps amer au coeur ouvert?

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E. Provoc
Des jeux de mots, de plumes, de tentations et provocations
Chatouiller vos pensées de ma cervelle d'oiseau aux griffes sensuelles

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F. Bancale
Anna Dyomene sortie de l'eau se sèche avant de replonger

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G. Bête
Une petite bête qui monte qui monte... qui grimpe...
Petite pensée bestiale qui trotte qui trotte...
il ne s'arrête... l'animal.

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Posté par Anna Dyomene à 17:15 - A - Le blog et moi et moi - Permalien [#]

27 février 2007

Débloguez-moi... je débloque

Un petit cochon
Pendu au plafond,
Tirez-lui la queue,
Il pondra des œufs
Tirez-lui plus fort
Il pondra de l'or.

blog001


Alors je fouille dans les recoins de ma singerie... voir si je peux encore trouver quelques cochonneries... Fatiguée des vieilles histoires anadyomènes, hydrauliques, hydrogénées, et blanchies à la chaux vive, je tourne la page et je prends le chemin d'entrées... bêtes... si bêtes... qui n'auront ni queue ni tête... mais bêtes ... tellement.

Sur la croupe de mes pensées; je savourerais quelques bouchées de nudité... des mots saints, des mots doux... des mots plus gras... des brouillards éclairés de mon opacité, aux premières lueurs de mon obscurité...

 

Le ton est donné.

 


Oui, tu vas te perdre... mais il n'y a rien à trouver.

 

Posté par Anna Dyomene à 20:30 - A - Le blog et moi et moi - Permalien [#]
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