Anna Dyomène

Larguer les amarres A marée basse Amarrée... lasse Marre de l'eau lisse Amarylis Amarrée lasse à mari lisse, j'ai largué le mari et je me délasse à marée basse

16 avril 2009

Liberate me ex inferis

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Chère Vengeance,

Tu veux ma peau… tu ne l’as plus.

Les épines sont dans toute vérité qui démange et dans la brume des remords, de rage, tes sanglots te dévorent. L’ombre diluvienne qui t’inondait s’est faite lumière et tu as ouvert ta porte à la misère. Tu n’es plus que poussières dans les débris de ta vie. Tu voles au vent, Vengeance, et ta justice te supplicie sans merci sous la lame de ta propre haine.

Terreur, tourments, morsures et piquants, écorchures et chardons ardents, tu ruses et tu mens dans les flammes qui te briment. Ta langue est perfide, et bien pendue… mais à la corde, Vengeance, tu te condamnes bientôt.

Adieu Vengeance...

Je t'abandonne ici sans regret.


Posté par Anna Dyomene à 19:50 - D - Endiablée - Permalien [#]


21 mars 2007

Le diable au corps

D'étranges créatures envahissent les rues...visages méconnaissables... les yeux brillants. Attirés comme des aimants, ils convergent tous vers un même point.

Bam Bam Bing Tam Bam
            Bam Bam Bing Tam Bam

vers un même son

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C'est un chant satanique... qui résonne dans les corps comme une incantation vermeille les appelant à se soumettre.
Abstinence de chair, de corps... de plaisirs... carême d'ici peu...  Il n'y a pas de pénitence sans péché... autant braver les interdits et la morale, exulter dans le sacrilège et s'offrir, blasphème, au démon... il sera toujours tant d'expier quand le blanc aura repris ses droits de maître les plongeant dans les noires culpabilités.

                    Bam Bam Bing Tam Bam
                              Bam Bam Bing Tam Bam

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La chaleur torride... le bain de foule dans l'humidité de l'air... les tambours grondent et les têtes se perdent au rythme saccadé des percussions qui rebondissent. Les sons frappent et attaquent les tissus en palpitations cardiaques. Le tam tam donne au corps son langage. Il n'y a plus de yin et de yang. Il n'y a plus que bing et le bam qui t'emmènent dans la folie de ton corps qui te martèle à l'intérieur. C'est dans le ventre que le rythme t'imprègne... Bam Bam Bing Tam Bam... il réagit comme la caisse que les hommes sont en train de cogner... et le corps vibre... Bam Bam Bing Tam Bam... tes jambes t'emportent dans ce mouvement de foule que rien ne peut arrêter. Elles tapent, irrésistiblement, en cadence des plus gros tambours et tes hanches ondulent... Bam Bam Bing Tam... Tu n'as plus le choix... il est trop tard... le diable est en toi... la transe t'a envahie... tu es rouge de ton esprit perdu dans le feu des percussions.

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Les cornes font miroiter les reflets de l'âme crie le diable...
Rien ne sera sage... inversons les interdits... et que rouge soit la nuit.

carnaval

Bam Bam Bing Tam Bam
Bam Bam Bing Tam Bam

 

 

Posté par Anna Dyomene à 21:04 - D - Endiablée - Permalien [#]
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