16 avril 2009
Liberate me ex inferis
Chère Vengeance,
Tu veux ma peau… tu ne l’as plus.
Les épines sont dans toute vérité qui démange et dans la brume des remords, de rage, tes sanglots te dévorent. L’ombre diluvienne qui t’inondait s’est faite lumière et tu as ouvert ta porte à la misère. Tu n’es plus que poussières dans les débris de ta vie. Tu voles au vent, Vengeance, et ta justice te supplicie sans merci sous la lame de ta propre haine.
Terreur, tourments, morsures et piquants, écorchures et chardons ardents, tu ruses et tu mens dans les flammes qui te briment. Ta langue est perfide, et bien pendue… mais à la corde, Vengeance, tu te condamnes bientôt.
Adieu Vengeance...
Je t'abandonne ici sans regret.
21 mars 2007
Le diable au corps
D'étranges
créatures envahissent les rues...visages méconnaissables...
les yeux brillants. Attirés comme des aimants, ils convergent
tous vers un même point.
Bam Bam Bing Tam Bam
Bam Bam Bing Tam Bam
vers un même son
C'est un chant
satanique... qui résonne dans les corps comme une incantation
vermeille les appelant à se soumettre.
Abstinence de chair, de
corps... de plaisirs... carême d'ici peu... Il n'y a pas de
pénitence sans péché... autant braver les
interdits et la morale, exulter dans le sacrilège et s'offrir,
blasphème, au démon... il sera toujours tant d'expier
quand le blanc aura repris ses droits de maître les plongeant
dans les noires culpabilités.
Bam Bam Bing
Tam Bam
Bam
Bam Bing Tam Bam
La chaleur torride... le
bain de foule dans l'humidité de l'air... les tambours
grondent et les têtes se perdent au rythme saccadé des
percussions qui rebondissent. Les sons frappent et attaquent les
tissus en palpitations cardiaques. Le tam tam donne au corps son
langage. Il n'y a plus de yin et de yang. Il n'y a plus que bing et
le bam qui t'emmènent dans la folie de ton corps qui te
martèle à l'intérieur. C'est dans le ventre que
le rythme t'imprègne... Bam Bam Bing Tam Bam... il réagit
comme la caisse que les hommes sont en train de cogner... et le corps
vibre... Bam Bam Bing Tam Bam... tes jambes t'emportent dans ce
mouvement de foule que rien ne peut arrêter. Elles tapent,
irrésistiblement, en cadence des plus gros tambours et tes
hanches ondulent... Bam Bam Bing Tam... Tu n'as plus le choix... il
est trop tard... le diable est en toi... la transe t'a envahie... tu
es rouge de ton esprit perdu dans le feu des percussions.
Les cornes font miroiter les reflets de
l'âme crie le diable...
Rien ne sera sage... inversons les
interdits... et que rouge soit la nuit.
Bam Bam Bing Tam Bam
Bam Bam Bing Tam Bam





