22 juin 2007
Ma vie... Théo dort
Vivre
et écrire. Ecrire et mourir. Mourir et que restera-t-il de
tous ces mots?
Les
mots ont offert les limites et le nomade est sans frontière.
Au
clair de lune, il part, méharée à travers les
dunes du désert de son silence. Il signe son absence. M. Comme
Météore. Résonnent
encore les mots tombés à terre. Ils partent emportant
leurs mystères et l'errance à cet instant me désespère.
Désespérance.
Mais
Théo dort?
Non
Théo file.
Dehors... l'aventure à la pointe du jour, au coeur de la vie qui se lève, sans peur du temps qui nous joue un dernier tour. A la fin du mois a-t-il dit. Quelques jours encore, des jours de jeux de mots composés qui se décomposent, s'effritent et volent au vent dans la tempête de sable qu'il projette.
Là...Théo part
A la
fin du mois... avait-il dit. M. Les mots d'or ont menti. Matadors.
Disparus, ils sont partis. Ils ne laissent aucun lien... des
souvenirs d'orgies de mots sans corps, des mots sans paroles, des
mots en terre devenus poussières. M. Mirador... dans le
désert, je regarde le mirage qui s'évapore.
M. un
mot qui m'insupporte encore dans la gorge.
Ma vie... Théo mort?
Tant
d'M en théorème
Je
souris. Théo rit.


