03 septembre 2007
Anna Dyomene 2 – Saison 3
Sans doute la dernière saison...
Anna replonge dans la bulle de son bain
mais l'obscurité qui l'environne paraît moins
mystérieuse.
Elle replonge dans cette eau qui frémit
encore au contact de son passé. Bouillonnante, l'eau du bain
voit ses fantômes l'évaporer. A la surface, de nouveaux
écueils flottent autour de son présent et sous la
mousse... sous la mousse?
Qui sait ce que la mousse offre en
réserve...
Des effluves... caresses de vapeur qui
dansent...
caresses de vapeurs si denses.
10 juin 2007
Mon effet Mer / Mon Ephémère
Variations sur Arthur... le temps d'un château
Marée montante...
le vague se creuse et vient lécher le sable... Elle se retire
encore dans un roulement de coquillages laissant sur la plage le
varech qu'elle vient d'arracher à son ventre.
Ô
saisons ô châteaux,
Quelle âme est sans défaut
?
Il n'y a de vague qui n'éclabousse pas plus que de perfection durable. Le sable sec et brûlant glisse entre mes doigts... si fin... l'oeuvre du temps qui passe. Beauté fugace.
Mais
! je n'aurai plus d'envie,
Il s'est chargé de ma vie.
Les enfants ont construit l'éphémère a quelques mètres de la mer. Des tours, des douves et des remparts dans le sable humide. La forteresse de l'âme qui s'ouvre avec des meurtrières a perdu le combat.
Ce
Charme ! il prit âme et corps.
Et dispersa tous efforts.
Rien. Aucune enceinte ne
résistera à l'eau. Aucun granit. Tout s'érode
même le temps qui passe.
Ô saison Ô
château...
Oui, je me le demande...
Quelle âme est sans défaut?
Un
soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux –
Et
je l’ai trouvée amère. – Et je l'ai injuriée.
Je rends grâce à l'instant et dans la
vague, assise sur le sable je noie mes pensées
mouvantes au rythme des vagues qui déferlent...
inlassablement. Mon regard se perd sur l'horizon sans avenir et sans
passé
Elle
est retrouvée !
- Quoi ? - L'Éternité.
C'est
la mer mêlée
Au soleil.
J'ai enfoncé ma main dans le sable chaud... comme une envie d'y plonger mon corps tout entier. La vague s'écrase à quelques mètres de mes pieds, effaçant les empreintes de pas que j'avais laissées.
Je
parvins à faire s'évanouir dans mon esprit toute
l’espérance humaine.
Sur
toute joie pour l’étrangler j’ai fait le bond sourd de la
bête féroce.
Le
sel sur ma peau, irritant. D'un doigt j'en enlève la trace.
D'un
coup de pied, il éclate la première tour... ne voulant
laisser la mer briser son oeuvre. Je souris devant ce petit corps
abattant son château fort.
Je vis que tous les êtres ont une fatalité de bonheur
L'action n'est pas la vie, mais une façon de gâcher quelque force,
un énervement
Au gré du
vent, mes cheveux s'envolent. La mer monte et je me retire, l'esprit
libéré des vagues sombres de mes pensées.
Ô saison Ô
château...
L'été
approche et le château s'efface
Cela s'est passé. Je sais aujourd'hui saluer la beauté.
12 mai 2007
Anadyomène
L'eau glisse sur ma peau comme certains
mots... qui refroidissent mais ne pénètrent pas... les
gouttes ont flétri l'épiderme mais les pores sont
restées imperméables.
Quelques frissons parcourent le corps
au contact des verbes froids puis s'évaporent dans la vapeur
du bain bouillant qui se prépare.
Des gouttes... comme les larmes des
déboires... gouttes d'essence parfument l'espace enfumé
enveloppant le désarroi.
Glisse la chemise à mes pieds,
près des mots tombée.
Se glisser dans l'eau comme l'eau
parfois glisse... laisser la chaleur envahir en profondeur
Eau douce caresse sur la peau lisse...
Jamais lasse, dans l'eau, je me délasse... je me délace
de liens imaginaires tissés dans un courant de paradoxes.
Effluves
Tiède. Le temps et l'eau
plissent la surface de la peau... En sortir, comme on émerge
d'un songe...
Qui s'écoule, l'eau s'enfuit du
bain comme le temps...
Huile sèche pour hydrater la
peau... langueur
indolence... les mots ont séché,
ils ne m'irritent plus...seules quelques gouttes coincées au
creux du nombril mouillent encore mon ego mais ma peau est souple...
je peux me baigner dans le passé de mes mots... et essuyer mes
derniers maux.
22 avril 2007
Ressacs
Sur
mon rivage... la brume s'installe... marée remontante de
pensées troubles...
Les
flots d'Hydro reviennent se briser sur mes récifs et sortant
de l'écume, les vieux monstres marins remontent à la
surface et inondent l'océan de mes pensées
La
lame de fond me fend le coeur... L'onde amère, je perçois
à nouveau le roulement des vagues déchirant mes côtes
calcaires... Les vagues me rongent encore et je m'effrite...
Fermer
les paupières pour y voir plus clair.
Tout
est simple et pourtant rien n'est limpide.
Laisser
le mouvement des vagues... il faudra bien écrire ce M – Mort
Tellement... tôt ou tard.
Quelques
pas dans l'eau... sentir le froid piquer ma peau... et vivre avec ce
froid remontant dans mes veines.







