18 mai 2007
Le labyrinthe
Tu m'as offert mes premières ailes... si grandes... si belles... de longues plumes qui n'avaient pas peur des mots... pas peur des hommes... pas peur des morts.
Des ailes de savoir et de connaissance... de grandes ailes impétueuses... lourdes... si lourdes à porter... Ton regard l'était, ton amour aussi.
Mes ailes traînaient sur le sol de ton labyrinthe... soulevant la poussière de tes pensées tortueuses et sombres. Oui, Dédale, je buvais tes paroles quand tu me noyais dans tes pensées.
Tu voulais que je m'élève et tu n'aurais pas toléré que je ne m'envole au dessus du monde... mais j'étais encore trop charnelle pour toucher le soleil.
De terre et d'eau... j'étais la glaise pétrie dans tes mains... tu étais mon ciel et je me suis brûlée dans tes illusions.


