12 juillet 2007
Champ libre
S'offrir le champ libre, s'allonger et se perdre, les pensées envolées, le corps dans l'herbe humide de l'ondée passagère. Le ciel s'obscurcit encore et lourd pèse sur le jour.
Un pied près du coeur, tendre la main vers l'impossible et caresser, déraisonnable une envie irrépressible de disséminer les ennuis aux quatre vents et prendre la clé des champs, un ciel irréel.
Plonger dans le vide... tomber des nues, perdue sans repère... sans barrière, étrangère.
Fleur des champs le corps à terre en guerre sur le terrain de sa bataille
25 juin 2007
Poire et chocolat
Poire et Teysseire, de chair blanche et désirs noirs
Espoirs au chocolat fondant dansent sur ta langue
Suspendu à mes lèvres, pendu à mes jambes
Tu perds la tête dans le creux de mon corps.
Belle poire.. dessert d'un soir
24 juin 2007
Dent de Lion
Comme aux vents se dispersent les graines de pissenlit, nos mots se rencontrent en apomixie. Pas de contact, ils se reproduisent en sensations communes, en émotions partagées, puis s'éparpillent une fois fanés. Les mots osent sans age, osmoses qui nous diffusent et nous partagent. Les mots présagent et nous devinent. Ils nous imprègnent, nous fécondent et nous lient... sans attache.
De la fleur, je me détache.
13 juin 2007
Herbage
Mauvaise herbe grandit à l'ombre
des fleurs du jardin
Dans les prés, colchiques et
bleuets... gentil coquelicot
Fleurissent les idées et
gazouillent les petits oiseaux...
Sifflez jolis merles... volez autour
des graminées.. petit malins
Dans les oreilles le chant d'un
rossignol si délicat... si beau
Affole l'herbe verte... petite pousse
sans épine, câline
Les herbes folles perdent la tête
quand les amants les foulent.
Loin des regards, sur leur peau, elles
se font dentelles fines,
Elles se font caresses &
chatouillent le corps qui se roule
Le chant d'une rose dans mon coeur
murmure... murmure...
Et rappelle les fleurs parfumées
que papillons & colibris butinent...
Mutines pensées se perdent dans
l'odeur du foin... si loin... du mur
18 mars 2007
Initiation florale au corps de la rose
Le calice protège ses mystères quand en bouton elle dissimule encore les pistils et les étamines qui emplissent son coeur. Puis, elle s'ouvre en un parfum lui offrant son âme et sa profondeur...
Allons voir si la rose... disait il...
Dans un repli de la corolle s'exhale
une effluve, parfum du matin de tous les printemps. Une fleur, rose fascinante de délicatesse et de fragilité se
dévoile au regard. Elle s'offre, brillante de rosée et
tremblante d'étamines, ouvrant ses pétales de soie.
Sa langue explore le bouton de la rose
rêvant déjà de l'épanouir.
Elle s'égare dans le vertige d'un
parfum
ce soir est éclose?
Carpe diem... rosam...











