Anna Dyomène

Larguer les amarres A marée basse Amarrée... lasse Marre de l'eau lisse Amarylis Amarrée lasse à mari lisse, j'ai largué le mari et je me délasse à marée basse

10 juin 2009

Loup ?

Loup blanc aime les parfums
Du ciel de mai au miel de juin

wolf_2

Loup blanc, loup noir, loup vert, loup gris...
Pour trois loups sauvés...

Qui es-tu?

Tu mets tes chaussures.
Tu viens ici sans t'annoncer;

Que fais-tu?

Tu promènes tes pantalons au bord de mon ruisseau
contemples mes salades et arraches mes herbes folles.

Qu'attends-tu?

Tu t'installes sur ma terrasse,
les yeux perdus dans le vague de ma réalité
et laisses la trace de ton passage.

Que veux-tu?

Tu cherches à me surprendre
mais tu disparais

Loup?

J'arrive



Pour trois loups sauvés...
Un de pris...

 

Posté par Anna Dyomene à 23:44 - L - Loups voyons! - Permalien [#]


07 mai 2007

"Au loup"

Je crie si je veux...

chaperon_rouge

Il était une fois une petite fille de village perdu au fin fond d'un monde petit beurré. (le petit  monde de Lu et de la galette St Michel... tout de suite, je te vois venir, ami lecteur... avec tes idées tordues d'immigration choisie...) La fillette était coquette et portait une petite capeline toute rouge... et pour cette raison... on l'appelait... non pas Madeleine... ni Marie Madeleine.. ni même Marie Ségolène... on l'appelait « Petit Chaperon rouge » pas facile à porter... mais c'est pour les besoins de la cause.. ou de la rose... au choix. (Ami lecteur, tu n'as aucune imagination...)

Un jour, sa mère, ayant fait des galettes (tu es en pays nantais, je te rappelle... on aime la galette, quand elle est bien faite, avec du beurre dedans), lui dit : « Va voir comment se porte Mamie Mariane, car on m’a dit qu’elle était malade. Porte-lui de la galette et ce petit pot de beurre. » Le Petit Chaperon rouge partit aussitôt pour aller chez sa Mamie, qui demeurait dans un autre Village, un peu plus gros, au coeur du pays...

En passant dans un bois elle rencontra le Loup. La pauvre enfant ne savait pas qu’il est très dangereux d'écouter un Loup, que ce sont des animaux souvent affamés qui se plaisent à faire peur aux gens. Elle lui dit : « Je vais voir ma Mamie et lui porter une galette »
« Demeure-t-elle bien loin ? » lui demanda le Loup, très intéressé par la galette
« Oh ! oui, dit le Petit Chaperon rouge, c’est par-delà la grande tour métallique que vous voyez tout là-bas, une grande maison près des champs ».
« Eh bien, dit le Loup, je veux aller la voir aussi ; j’y en vais par ce chemin-ci, et toi par ce chemin-là, et nous verrons qui plus tôt y sera. » Le loup se mit à courir de toute sa force, bave aux lèvres, les yeux exorbités et prit le chemin le plus court. La petite fille s’en alla par le chemin le plus long, s’amusant à cueillir des noisettes, à courir après des papillons, et à faire des bouquets des petites fleurs qu’elle rencontrait.

Le loup ne fut pas long à arriver chez Mamie. Toc, toc.  ( La porte – pas la Mamie)
« Qui est là ? »
«  C’est votre fille le Petit Chaperon rouge » :dit le Loup en essayant de paraître gentil et le plus doux possible  « Je vous apporte une galette que ma mère a préparée »
La Mamie qui était dans son lit un peu malade et faible lui cria : « Tire la chevillette, la bobinette cherra. » ( Ce passage, je le laisse intact... le coup de la chevillette et de la bobinette... c'est quand même extra)

Le Loup tira d'un coup sec, la porte s’ouvrit. Il se jeta sur la pauvre Mariane, et la dévora en moins de temps qu'il en faut pour dissoudre une assemblée. Ensuite il ferma la porte, et alla se coucher dans le lit encore chaud de Mariane, enfila le bonnet phrygien, en attendant le Petit Chaperon rouge, qui quelque temps après vint frapper à la porte. Toc, toc. ( même technique)

« Qui est là ? »
« C’est votre fille le Petit Chaperon rouge, qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre que ma mère vous envoie. »
« Tire la chevillette, la bobinette cherra. » ( je vous la rejoue intégrale...)
Le Petit Chaperon rouge tira la chevillette, et la porte s’ouvrit.
Le Loup, la voyant entrer, lui dit en se cachant dans le lit sous la couverture : « Mets la galette sur la table et jette le beurre... dans mon état, il n'en faut pas. Et viens te coucher près de moi. »

Le Petit Chaperon rouge s'exécute, et va se mettre dans le lit, où elle fut bien étonnée de voir comment sa Mamie était faite en nuisette. Elle lui dit :
« Mamie, que vous avez rétréci ?» Le Loup faillit s'étouffer mais contenant sa rage répondit:
« C’est pour ne pas t'impressionner, mon enfant ».
" Mamie, que vous avez de grandes oreilles »
« C'est pour mieux t'écouter mon enfant » répondit calmement le Loup à qui le Petit Chaperon rouge commençait sérieusement à les casser...
« Mamie, que vous avez des yeux de chien battu »... « C'est pour mieux te tromper », faillit rétorquer le loup mais se ravisant... « C'est pour mieux te regarder mon enfant »
« Mamie, que vous avez les dents longues!» s'exclama le Petit Chaperon rouge.
« C'est pour mieux te bouffer » tonna le Loup qui n'y tenant plus, sauta sur la fillette et la dévora.

loup

Ce que l'histoire ne raconte pas, c'est que le Loup s'offrit la galette en dessert... mais trop chargée en beurre, ne la digéra pas... et malade de s'être ainsi empiffré, régurgita le tout... le beurre, la galette, le Chaperon rouge et Mariane...
On peut toujours rêver...

Posté par Anna Dyomene à 23:36 - L - Loups voyons! - Permalien [#]
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