10 juin 2009
Loup ?
Loup blanc aime les parfums
Du ciel de mai au miel de juin

Loup blanc, loup noir, loup vert, loup gris...
Pour trois loups sauvés...
Qui es-tu?
Tu mets tes chaussures.
Tu viens ici sans t'annoncer;
Que fais-tu?
Tu promènes tes pantalons au bord de mon ruisseau
contemples mes salades et arraches mes herbes folles.
Qu'attends-tu?
Tu t'installes sur ma terrasse,
les yeux perdus dans le vague de ma réalité
et laisses la trace de ton passage.
Que veux-tu?
Tu cherches à me surprendre
mais tu disparais
Loup?
J'arrive
Pour trois loups sauvés...
Un de pris...
07 mai 2007
"Au loup"
Je crie si je veux...
Il était une fois une petite fille de village perdu au fin fond d'un monde petit beurré. (le petit monde de Lu et de la galette St Michel... tout de suite, je te vois venir, ami lecteur... avec tes idées tordues d'immigration choisie...) La fillette était coquette et portait une petite capeline toute rouge... et pour cette raison... on l'appelait... non pas Madeleine... ni Marie Madeleine.. ni même Marie Ségolène... on l'appelait « Petit Chaperon rouge » pas facile à porter... mais c'est pour les besoins de la cause.. ou de la rose... au choix. (Ami lecteur, tu n'as aucune imagination...)
Un jour, sa mère, ayant fait des galettes (tu es en pays nantais, je te rappelle... on aime la galette, quand elle est bien faite, avec du beurre dedans), lui dit : « Va voir comment se porte Mamie Mariane, car on m’a dit qu’elle était malade. Porte-lui de la galette et ce petit pot de beurre. » Le Petit Chaperon rouge partit aussitôt pour aller chez sa Mamie, qui demeurait dans un autre Village, un peu plus gros, au coeur du pays...
En passant dans un bois elle rencontra le Loup. La
pauvre enfant ne savait pas qu’il est très dangereux
d'écouter un Loup, que ce sont des animaux souvent affamés
qui se plaisent à faire peur aux gens. Elle lui dit :
« Je vais voir ma Mamie et lui porter une galette »
« Demeure-t-elle bien loin ? »
lui demanda le Loup, très intéressé par la
galette
« Oh ! oui, dit le Petit Chaperon
rouge, c’est par-delà la grande tour métallique que
vous voyez tout là-bas, une grande maison près des
champs ».
« Eh bien, dit le Loup, je veux aller la
voir aussi ; j’y en vais par ce chemin-ci, et toi par ce
chemin-là, et nous verrons qui plus tôt y sera. »
Le loup se mit à courir de toute sa force, bave aux lèvres,
les yeux exorbités et prit le chemin le plus court. La petite
fille s’en alla par le chemin le plus long, s’amusant à
cueillir des noisettes, à courir après des papillons,
et à faire des bouquets des petites fleurs qu’elle
rencontrait.
Le loup ne fut pas long à arriver chez Mamie. Toc, toc. ( La porte – pas la Mamie)
« Qui est là ? »
« C’est votre fille le Petit Chaperon
rouge » :dit le Loup en essayant de paraître gentil
et le plus doux possible « Je vous apporte une galette
que ma mère a préparée »
La Mamie qui était dans son lit un peu malade
et faible lui cria : « Tire la chevillette, la
bobinette cherra. » ( Ce passage, je le laisse
intact... le coup de la chevillette et de la bobinette... c'est
quand même extra)
Le Loup tira d'un coup sec, la porte s’ouvrit. Il se jeta sur la pauvre Mariane, et la dévora en moins de temps qu'il en faut pour dissoudre une assemblée. Ensuite il ferma la porte, et alla se coucher dans le lit encore chaud de Mariane, enfila le bonnet phrygien, en attendant le Petit Chaperon rouge, qui quelque temps après vint frapper à la porte. Toc, toc. ( même technique)
« Qui est là ? »
« C’est votre fille le Petit Chaperon
rouge, qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre que ma mère vous envoie. »
« Tire la chevillette, la bobinette
cherra. » ( je vous la rejoue intégrale...)
Le Petit Chaperon rouge tira la chevillette, et la
porte s’ouvrit.
Le Loup, la voyant entrer, lui dit en se cachant
dans le lit sous la couverture : « Mets la galette
sur la table et jette le beurre... dans mon état, il n'en faut
pas. Et viens te coucher près de moi. »
Le Petit Chaperon rouge s'exécute, et va se
mettre dans le lit, où elle fut bien étonnée de
voir comment sa Mamie était faite en nuisette. Elle lui dit :
« Mamie, que vous avez rétréci ?»
Le Loup faillit s'étouffer mais contenant sa rage répondit:
« C’est pour ne pas t'impressionner,
mon enfant ».
" Mamie, que vous avez de grandes
oreilles »
« C'est pour mieux t'écouter mon
enfant » répondit calmement le Loup à qui le
Petit Chaperon rouge commençait sérieusement à
les casser...
« Mamie, que vous avez des yeux de chien
battu »... « C'est pour mieux te tromper »,
faillit rétorquer le loup mais se ravisant... « C'est
pour mieux te regarder mon enfant »
« Mamie, que vous avez les dents
longues!» s'exclama le Petit Chaperon rouge.
« C'est pour mieux te bouffer »
tonna le Loup qui n'y tenant plus, sauta sur la fillette et la
dévora.
Ce que l'histoire ne raconte pas, c'est que le Loup
s'offrit la galette en dessert... mais trop chargée en beurre,
ne la digéra pas... et malade de s'être ainsi empiffré,
régurgita le tout... le beurre, la galette, le Chaperon rouge
et Mariane...
On peut toujours rêver...


