18 août 2007
Passe muraille
Obstination machinale à défoncer
les portes ouvertes pour mieux me cogner contre les murs invisibles
élevés par la raison... Devant la palissade de ma
conscience, je percute l'opacité de la résignation et
me blesse sur mes cloisons.
Assise sur le sol, le dos au mur, je
franchis le seuil du café du Rêve... un pas vers la
lucidité... N'y a-t 'il que nos mots qui puissent
se rencontrer?
08 août 2007
Le judas de la porte de ma vie
Un bruit de pas dans le couloir. Le bruit se rapproche. Je clique, je ferme la page et j'ouvre une autre fenêtre. Il entre sans frapper, il n'a pas cette force. Je lis des lignes qui ne pénètrent pas mon esprit, mes émotions toutes cadenassées. Je ne ressens que sa présence. Je suis des yeux son regard qui épie mon écran; ce judas de ma porte. Il guette ma réaction. Nos mots tombent devant l'entrée... lâches... si lâches. Il sort.
14 mai 2007
Une porte d'entrée
Il a franchi le seuil il y a quelques
jours, posant sa valise dans l'entrée.
Ah bon? Comment ça? Je ne vous
l'avais pas dit? Oui, il était parti.
Il est donc revenu comme il était
parti... par la porte d'entrée...
C'est un fait. Cette ouverture indique
aussi le chemin de la sortie.
Il m'a prise dans ses bras et m'a
embrassée, comme ça, d'entrée...
Il m'a serrée: « Tu
m'as manqué » « Mais je ne suis pas
partie... »
Son souffle dans mon cou m'a gênée.
« Tu as de ces entrées! »
Mais je n'ai pas osé lui
rétorquer... « Tu as de sacrées sorties! »
Mais je me suis tue, dans le conflit,
je ne voulais pas entrer.
Peut-il seulement y avoir un gagnant
dans cette partie?
Quelques banalités... se mettre
à table... « passe moi l'entrée »
Les mots plats et fades sont lourds à
digérer à la sortie
Retrouvailles hygiéniques. Sur
la fidélité le doute aussi est entré.
La mienne, la sienne.. qu'importe
puisque la confiance est partie.
La porte du coeur n'est pas
verrouillée... je vous en prie... entrez!
Mais le corps refuse encore de trouver
le chemin de la sortie.
Une porte d'entrée
19 mars 2007
Maison close
La porte claque encore... une claque qui l'enferme à double tour... comme celles blanches de mon enfance où je me suicidais quand j'avais peur. Sans vitre, ni porte, sans toit ni maître, les meurtrières ouvertes au vent, je guettais la crypte où le coeur était scellé de plomb. La trappe close sur mes oubliettes, j'aurais préféré tuer mes fantômes que fleurir leur tombe... une dalle de marbre noir sur mon ouverture et j'enfermais mon impunité dans l'asile de mes pensées. Gardien de mon cercueil comme d'un musée de poussières... je construisais mon aître, dans les galeries de mes souterrains obscurs, où j'avais mis sous clé le meilleur pour ne plus qu'il s'échappe.
Autour des catacombes,
les douves ont été comblées... et j'ai quitté
les tours ouvertes où je m'enfermais pour entendre hurler le
vent.
Tu as peur d'ouvrir ta
porte... et je souris aujourd'hui
devant le tombeau des énervés.







