Anna Dyomène

Larguer les amarres A marée basse Amarrée... lasse Marre de l'eau lisse Amarylis Amarrée lasse à mari lisse, j'ai largué le mari et je me délasse à marée basse

09 septembre 2007

Que votre rage éclate, Madame...

Vous libère... et que la mienne engloutisse la nôtre.
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Votre visage Madame, je ne le connais pas, pas plus que la couleur de vos lignes, ni l'ovale de vos blessures. Je vous imagine, les traits crispés, tapant de rage sur les touches de ce clavier. Je ne sais rien des douleurs qui vous font froncer les sourcils aujourd'hui, ni de celles qui pincent votre ventre. Je n'entends pas même la profondeur des plaintes qui sortent de votre bouche...

Je n'entends que la rumeur... ce bourdonnement que je déteste. Ces sons déformés... qui font sensation... désagréable sensation.
Les sons qui se propagent Madame, sont infidèles... ils encensent méprise et malentendus.

112La souffrance vous égare, Madame.

J'ai prêté l'oreille à la rumeur colportée, n'en croyant pas mes yeux. On croirait une farce, un Vaudeville façon Molière, avec un dernier larron jetant l'huile sur nos flammes.
Je ne me sens pas rivale, seulement blessée.

Vous lisez mes mots pour y chercher la vérité et le mensonge. Je ne me cache pas. Oui, j'aime, évidemment. Oui, j'aime, avidement. Mes lignes ne cherchent pas à vous tromper et démentir ne ferait qu'empirer les choses. J'aimais une sensibilité dans l'écriture, une intelligence aux formes bigarrées, bien plus, bien plus... j'aime toujours mais je suis aujourd'hui captive d'un regard profond, d'une main qui me fait renaître. Nos rencontres de la nuit me sont aujourd'hui vitales et je ne saurais m'en passer. Mais c'est une vérité que vous connaissez déjà

Je vous vois, Madame, sans lumière et je sens le reproche expiré de votre bouche alors que votre corps aspire à vivre. Je vois la lueur qui vous anime, flamme tragique. Je vois ce moment originel que vous ajoutez aux fatalités de votre vie.113

J'aimerais vous parler, mais ma voix est déroutée. Il est là. Ils sont là, oserais-je dire. La haine s'enchante à polir la misère. Vous servez la colère, Madame. Asservissez-là, je vous en prie et donnez naissance à l'espérance.

Je vous en prie, Madame, n'écrivez pas votre tragédie.

Posté par Anna Dyomene à 12:55 - Q - Quiproquos & quidams - Permalien [#]


06 mai 2007

Raisonnement par l'absurde

 

prise_de_tete

Menus remous dans un remue méninges stérile... Notre remue ménage s'appuyait sur des mots inutiles enflammant les bornes glacées du ridicule... De mots en mots tombant toujours plus bas dans l'ineptie à grand frais de salive, les empêcheurs de s'élever en ligne courbe ont bien pendu la langue au clocher de la morale et de la raison. Et quand midi sonne, l'ensemble vibre signifiant que l'occident est sauvé.... et quand madison, tout le monde avance en cadence pour se donner de l'apparence. Décadence et soca dance, même combat... on ne va pas zouker dans les chaumières...
L'absurde ne tolérera jamais le changement et nous avons depuis longtemps confirmé notre abonnement à la bêtise et TF1 qui se marieront ensemble un fameux soir de 6 mai 2007.
A vue de neurones, les mots m'ont pris la tête qui ne tombera pas à la renverse quand elle apprendra la nouvelle... Non, elle s'est coincée penaude entre deux épaules. Elle n'a pas envie de tourner... ni de faire tourner...  La tête haute je porterai mon cheich quand j'en aurais envie... Jusqu'à ce qu'on vienne me la trancher, je ne perdrai pas la face.
Pour le mauvais plaisir de la contradiction le promeneur vient hurler dans mes oreilles que je fais du bruit. Justement, je n'avais rien dit... et j'aurais gardé le silence s'il n'était pas passé.
Céder à la peur c'est comme vouloir mordre à l'hameçon, c'est toujours une histoire de faux filet et de faux fuyant.

Ça n'a ni queue ni tête... tu as raison, c'est une prise de tête... mais quand tu verras ce que j'aimerais ne pas voir et que tu entendras ce que je refuse d'écouter, alors je ne donnerai plus très cher de ma tête.

Alors ... ferme les yeux et observe!

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Posté par Anna Dyomene à 11:59 - Q - Quiproquos & quidams - Permalien [#]
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