09 septembre 2007
Que votre rage éclate, Madame...
Vous libère... et
que la mienne engloutisse la nôtre.
Votre visage Madame, je
ne le connais pas, pas plus que la couleur de vos lignes, ni l'ovale
de vos blessures. Je vous imagine, les traits crispés, tapant
de rage sur les touches de ce clavier. Je ne sais rien des douleurs
qui vous font froncer les sourcils aujourd'hui, ni de celles qui
pincent votre ventre. Je n'entends pas même la profondeur des
plaintes qui sortent de votre bouche...
Je n'entends que la
rumeur... ce bourdonnement que je déteste. Ces sons
déformés... qui font sensation... désagréable
sensation.
Les sons qui se propagent
Madame, sont infidèles... ils encensent méprise et
malentendus.
La souffrance vous égare,
Madame.
J'ai prêté
l'oreille à la rumeur colportée, n'en croyant pas mes
yeux. On croirait une farce, un Vaudeville façon Molière,
avec un dernier larron jetant l'huile sur nos flammes.
Je ne me sens pas
rivale, seulement blessée.
Vous lisez mes mots pour y chercher la vérité et le mensonge. Je ne me cache pas. Oui, j'aime, évidemment. Oui, j'aime, avidement. Mes lignes ne cherchent pas à vous tromper et démentir ne ferait qu'empirer les choses. J'aimais une sensibilité dans l'écriture, une intelligence aux formes bigarrées, bien plus, bien plus... j'aime toujours mais je suis aujourd'hui captive d'un regard profond, d'une main qui me fait renaître. Nos rencontres de la nuit me sont aujourd'hui vitales et je ne saurais m'en passer. Mais c'est une vérité que vous connaissez déjà
Je vous vois, Madame,
sans lumière et je sens le reproche expiré de votre
bouche alors que votre corps aspire à vivre. Je vois la lueur
qui vous anime, flamme tragique. Je vois ce moment originel que vous
ajoutez aux fatalités de votre vie.
J'aimerais vous parler, mais ma voix est déroutée. Il est là. Ils sont là, oserais-je dire. La haine s'enchante à polir la misère. Vous servez la colère, Madame. Asservissez-là, je vous en prie et donnez naissance à l'espérance.
Je vous en prie, Madame, n'écrivez pas votre tragédie.
06 mai 2007
Raisonnement par l'absurde
Menus remous dans un
remue méninges stérile... Notre remue ménage
s'appuyait sur des mots inutiles enflammant les bornes glacées
du ridicule... De mots en mots tombant toujours plus bas dans
l'ineptie à grand frais de salive, les empêcheurs de
s'élever en ligne courbe ont bien pendu la langue au clocher
de la morale et de la raison. Et quand midi sonne, l'ensemble vibre
signifiant que l'occident est sauvé.... et quand madison, tout
le monde avance en cadence pour se donner de l'apparence. Décadence
et soca dance, même combat... on ne va pas zouker dans les
chaumières...
L'absurde ne tolérera
jamais le changement et nous avons depuis longtemps confirmé
notre abonnement à la bêtise et TF1 qui se marieront
ensemble un fameux soir de 6 mai 2007.
A vue de neurones, les
mots m'ont pris la tête qui ne tombera pas à la renverse
quand elle apprendra la nouvelle... Non, elle s'est coincée
penaude entre deux épaules. Elle n'a pas envie de tourner...
ni de faire tourner... La tête haute je porterai mon cheich
quand j'en aurais envie... Jusqu'à ce qu'on vienne me la
trancher, je ne perdrai pas la face.
Pour le mauvais plaisir
de la contradiction le promeneur vient hurler dans mes oreilles que
je fais du bruit. Justement, je n'avais rien dit... et j'aurais gardé
le silence s'il n'était pas passé.
Céder à la
peur c'est comme vouloir mordre à l'hameçon, c'est
toujours une histoire de faux filet et de faux fuyant.
Ça n'a ni queue ni tête... tu as raison, c'est une prise de tête... mais quand tu verras ce que j'aimerais ne pas voir et que tu entendras ce que je refuse d'écouter, alors je ne donnerai plus très cher de ma tête.
Alors ... ferme les yeux et observe!


