04 juin 2007
Derrière le masque des mots
Derrière le masque
des mots se cache un visage qui se découvre alors comme une
âme qu'on explore mais dès lors, les mots sont morts
enterrés à l'intérieur du corps qui les dévore.
C'est ce visage qui vous
parle et il n'est pas ce qu'il écrit. Le coeur se livre à
travers la lueur d'un regard et ses sourires révèlent
son histoire.
Les mots déblatèrent
de vaporeux décors, des aurores et des soirs, des miroirs et
des mystères, des intérieurs, des déboires... on
s'offre un verre. Tout dire... pourquoi? Les trésors sont dans
les profondeurs des regards, des pudeurs... les splendeurs du coeur.
Du bout des yeux, dans ce
rire qui s'ignore, on touche le coeur qui se refuse encore
Sur ce banc, nos corps...
10 mars 2007
Mascarade
Je ne
suis pas le masque que je porte, ni même le visage que je peux
éventuellement laisser entrevoir. Si mon langage est parfois
double, mon visage est souvent triple. J'offre un jeu de miroirs et
de facettes, d'apparences et d'images qui se superposent.
Se
masquer pour sauver les apparences... triste farce... mais il est
toujours plus facile d'être soi quand on donne l'apparence de
se dissimuler sous un masque.
Je suis
devant mon énigme, que je n'arrive pas à résoudre.
Je veux
porter un regard sur mes émotions indicibles, donner un corps
à mes propres fantômes, une substance à
l'impression de vide qui m'envahit parfois. Le visage que j'offre se
fait sibyllin, masque de cire aux couleurs trop lumineuses... masque
fort qui couvre mes fragilités et faiblesses
Mais
toucher mes failles et vulnérabilités, c'est mépriser
ce qui me protège... mes masques...
Tombés
le masques, il ne restera plus qu'un visage désarmé
prisonnier de son apparence fragile.



